Jouer Tout Seul : des Cartes Idées à télécharger gratuitement !

Cliquez ici pour obtenir mes conseils et mes Cartes Idées gratuites pour apprendre à jouer tout seul et s’épanouir sereinement !

Nombreux sont les enfants qui n’aiment pas jouer tout seul. L’univers dans lequel ils grandissent, souvent rempli d’occupations permanentes, les empêche de développer pleinement leur capacité à s’occuper tout seul et à jouer en autonomie. Ainsi, dans les moments où les enfants sont censés utiliser leur imaginaire pour créer leurs propres jeux et inventer des histoires pour s’amuser, ils se sentent démunis. En les accompagnant en douceur, nous pouvons les aider à apprivoiser leur solitude, à apprécier d’avoir des moments avec eux-mêmes et ressentir la joie d’être “bien tout seul”.

Dans cet article, je vous présente mes Cartes Idées gratuites à télécharger et imprimer. Je vous donne ensuite quelques astuces pour aider l’enfant à apprendre à jouer seul . Enfin, je terminerai par quelques mots sur les difficultés plus profondes qu’éprouvent certains enfants à gérer la solitude.

Jouer tout seul avec les Cartes Idées illustrées

Recenser des idées pour s’amuser tout seul

J’ai créé ces Cartes Idées avec mon petit garçon Tristan pour l’aider à se sentir moins perdu au moment de jouer tout seul. Nous avons d’abord pris un moment pour réfléchir ensemble à toutes les activités qu’il apprécie et qu’il peut faire seul lorsqu’il a un moment à lui. Il a par lui-même trouvé de nombreuses idées, que j’ai complété afin d’ouvrir le champ des possibilités qu’il percevaient. Je recommande d’avoir cet échange car c’est important que l’enfant se rende compte qu’il est capable d’avoir beaucoup d’imagination et que lorsqu’il ne sait pas quoi faire pour s’occuper, c’est davantage à cause de ses appréhensions que d’un manque réel d’idées.

Je n’ai pas été surprise de voir que Tristan énonçait des activités déjà “pré-établies”, c’est à dire pour lesquelles il avait déjà un jeu prêt à l’emploi : les Kaplas, les puzzles, les Playmobils… Je l’ai donc aidé à prendre conscience qu’il existe une infinité de jeux qu’il peut créer en utilisant des objets dérivés ou simplement en créant des histoires…

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Créer son portefeuille avec plein d’idées pour jouer solo

Je vous propose ici un grand nombre de cartes idées. Pour constituer le portefeuille de Cartes Idées de Tristan, je n’ai pris que celles qui constituaient les plus pertinentes pour lui. L’éventail de cartes proposées vous permet de faire choisir l’enfant, tout en étant en mesure de lui présenter des activités auxquelles il n’aurait pas pensé a priori mais qu’il aura plaisir à expérimenter.

Votre enfant peut participer à la construction complète du portefeuille. Après avoir choisi les cartes idées qui lui conviennent, vous pouvez l’inviter à les découper, les plastifier, les perforer et enfin à les assembler avec un joli ruban.

Voici les 24 cartes idées, Cliquez ici pour les télécharger et les imprimer. 

Jouer tout seul

Je me suis aperçu que cette séance de préparation des cartes avait permis à Tristan de modifier sa façon de percevoir ses moments de solitude. Trouver comment s’occuper tout seul est devenu un jeu en lui-même. Il a réalisé qu’il était capable de trouver des idées de jeux et que ces activités lui plaisaient. Pour être honnête, il utilise assez peu le portefeuille. Mais ce qui est sûr, c’est que quelque chose a changé : Tristan s’isole davantage pour jouer seul, comme s’il était parvenu à apprécier ces temps de liberté et à se débarrasser de l’appréhension de se “retrouver tout seul”.

En outre, je considère ce portefeuille comme une invitation à l’enfant d’être acteur de ce temps où il peut évoluer en autonomie, en décidant de ce qu’il lui sera agréable de faire pour profiter de cette opportunité. Ainsi, en feuilletant le portefeuille de cartes, l’enfant aura une première base pour réfléchir et trouver ses propres idées.

Les bons gestes pour aider l’enfant à jouer tout seul

Les enfants d’aujourd’hui sont stimulés en permanence. Les journées sont très remplies, et les temps de vide qui permettent à l’enfant de s’ennuyer sont rares. C’est pourtant lorsqu’il s’ennuie qu’il va pouvoir  faire appel à sa créativité et à son imagination pour créer ses propres solutions pour jouer. Avec des activités extra-scolaires nombreuses, des parents de plus en plus investis, qui passent beaucoup de temps à s’occuper de leurs enfants (ce qui est très bien !), et une utilisation accrue des écrans pour combler les vides, les enfants ont de moins en moins l’occasion de jouer seul.

Alors quand le moment arrive, ils peuvent le vivre comme une situation de stress et avoir le sentiment qu’ils ne vont pas être capables de trouver quoi faire, quel jeu inventer ou encore comment s’y prendre. Pour leur laisser un espace de liberté au sein duquel ils peuvent apprendre à jouer seuls, nous pouvons les aider en diminuant les objets de sollicitations qui les privent de ces temps de solitude nécessaires à leur épanouissement :

Les écrans : un obstacle à l’envie de créer des jeux tout seul

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Evidemment la télévision, la tablette ou encore les jeux vidéos sont une façon simple de s’occuper sans fournir trop d’effort. Les enfants vont donc facilement s’orienter vers ces choix. Je ne suis pas pour une solution radicale de privation de ces outils. Tout d’abord parce que je trouve qu’en faisant des choix éclairés, on peut trouver à travers ces outils, des supports passionnants pour éveiller nos enfants, leur permettre d’apprendre de nouvelles choses ou encore les accompagner dans des découvertes auxquelles ils pourraient difficilement accéder sinon. Par exemple, les vidéos éducatives que je crée m’ont permis de faire découvrir la méditation à des enfants qui n’auraient peut-être pas pu être initiés sinon, car les espaces où les enfants peuvent apprendre à pratiquer dans des lieux collectifs sont pour l’instant très rares.

Néanmoins, le temps passé sur les écrans doit rester extrêmement maîtrisé car il peut avoir un impact très négatif sur le développement de l’enfant lorsqu’il est utilisé à outrance (fatigue, nervosité, signes d’hyperactivité…) mais surtout ne doit pas le priver des temps consacrés à jouer, se détendre, observer et contempler, se promener.

Réduire les occupations et créer un environnement propice au jeu en autonomie

Chaque jour un temps doit être laissé libre, sans occupation, pour permettre à l’enfant de consacrer un moment avec lui-même. Pour y parvenir, le modèle de l’adulte peut être d’une aide précieuse. Je me suis rendue compte il y a quelques temps que je me sentais gênée de ne pas m’occuper de mon enfant lorsque j’avais un peu de temps devant moi. Je ressentais une sorte de culpabilité malsaine, comme si je devais automatiquement m’occuper de lui (-jouer avec lui-) lorsque je n’avais rien à faire.

J’ai réalisé alors que j’enseignais à mon enfant implicitement que rester sans rien faire n’était pas une occupation décente. J’ai donc décidé de changer.

Je me suis mise à méditer en sa présence alors que je le faisais sur des temps où il n’était pas là ou bien lorsqu’il dormait. J’ai pris aussi l’habitude de rester quelques minutes assise sur ma terrasse pour rêvasser. Bref, j’ai assumé d’avoir des temps libres aussi pour moi. Et j’ai constaté avec surprise que mon enfant appréciait et qu’il se mettait plus facilement à jouer tout seul dans ces moments-là.

Créer des univers de jeux et de découverte pour s’occuper tout seul

J’ai remarqué qu’une chambre remplie de jouets rangés en vrac dans de grandes caisses était le meilleur moyen de couper à l’enfant toute envie de jouer. J’ai testé la méthode Montessori qui consiste à installer quelques jouets visibles sur des plateaux, posés sur des étagères à portée de l’enfant et j’ai trouvé cette technique très efficace. Le reste des jouets sont rangés hors de portée et l’idée consiste à faire tourner les jouets proposés, de telle sorte à ce que l’enfant ne soit pas envahi d’objets.

Des espaces dédiés peuvent aussi être aménagés. Voici quelques préconisations de Maria Montessori que j’ai testé et particulièrement apprécié :

  • Créer un espace pour l’enfant dans le salon avec quelques jouets sur une étagère de la bibliothèque dédiée à l’enfant avec une petite table pour s’installer.
  • Dans la salle de bain, une petite boîte posée près de la baignoire permettra de proposer des jouets qui s’adaptent bien aux jeux dans l’eau.
  • Un plateau dans la cuisine avec des objets mystère à découvrir.
  • Un plateau posé sur la terrasse ou sur une table basse pour accueillir les cueillettes nature (pommes de pins, pierres, glands…) à observer, toucher, sentir…

De temps en temps, je crée un petit décor avec quelques jouets. Cela permet à l’enfant de découvrir ce qu’on peut faire avec quelques objets, en créant un univers qui inspire des histoires autour d’une thématique particulière. En improvisant une école, un château fort, un chantier ou encore une plage, l’enfant trouve de nouvelles inspirations pour des histoires à thèmes… L’enfant s’amusera certainement à améliorer le décor, le compléter, en créer d’autres…

Quand rester tout seul semble impossible : vers une réponse adaptée

Tous les enfants mettent du temps à jouer tout seul et c’est parfaitement normal. Néanmoins, un enfant qui se trouve vraiment dans l’incapacité de rester en autonomie, ne parvient pas à se détacher de sa mère, exprime sans doute la présence d’un problème plus important. L’attitude face au jeu peut en effet être un indicateur pour repérer des problèmes éventuels de l’enfance.

Une psychologue néo-zélandaise spécialisée dans la prise en charge de l’autisme m’expliquait justement que dans son pays les troubles du spectre autistique était majoritairement traités par le biais du jeu. Elle disait que sa priorité auprès des enfants autistes était de leur apprendre à jouer.

Mon petit garçon atteint de probables troubles envahissant du développement (les diagnostics sont à prendre avec beaucoup de précaution lorsqu’ils sont très jeunes) ne parvient pas à jouer tout seul. A 6 ans, il commence tout juste à prendre des moments dans sa chambre avec ses jouets. Pour autant, je ne l’entends jamais faire parler ses personnages pour raconter des histoires. Il se contente souvent de les aligner ou de les engager dans des combats, imitant les cris des combattants en pleine action. En général, la chambre reste rangée impeccablement, les jouets soigneusement ordonnés pour la simple raison que Tristan n’y touche pas. Les choses évoluent progressivement grâce à l’intervention du pédopsychiatre.

Quoiqu’il en soit, les enfants qui font un réel blocage doivent être accompagnés par un professionnel qui saura détecter s’il existe un problème d’ordre psychologique ou neurologique, un trouble de comportement ou autre.

Pour finir, je souhaite partager une dernière astuce qui fonctionne très bien avec Tristan. Pour le rassurer et calmer les angoisses que la solitude peut générer, je mets de la musique dans sa chambre lorsqu’il joue et, comme par magie, il cesse alors ses incessants allers-retours pour maintenir le contact. Je le sens bien plus apaisé. A tester !

Et vous, quelles sont vos astuces pour aider les enfants à jouer en autonomie ? Partageons ensemble dans les commentaires !

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