J’avais envie d’organiser une ballade aux allures de chasse au trésors pour profiter d’une journée aux températures moins caniculaires. Nous sommes donc partis à Pernes-Les-Fontaines dans le Vaucluse, la ville aux 40 fontaines. Tristan déambulait avec sa trottinette en découvrant l’histoire.

La ville du Vaucluse aux 40 fontaines

Au XVIIIe Siècle, la vie de la petite citée de Pernes a changé. Lorsque la source Saint-Roch a été découverte, la nouvelle rendit tous les pernois profondément heureux de pouvoir enfin faire acheminer l’eau dans tous les quartiers. Les villageois l’ont célébrée par la construction de 4 fontaines qui peu à peu se sont multipliées, si bien qu’au nom “Pernes” a été ajouté “les-fontaines”. Une centaine de fontaines ont bercé ce lieu depuis avec leur doux clapotis, murmuré entre les pierres d’une cité millénaire.

Le lieu a su garder ses richesses. Aux 40 fontaines publiques s’ajoute une soixantaine de fontaines privées qui se dérobent dans la cour d’un hôtel particulier, d’une somptueuse villa ou d’un jardin paisible. Un ballade à Pernes-Les-Fontaines revient à arpenter les ruelles ombragées du passé pour y découvrir des monuments insoupçonnés (22 inscrits ou classés “Monuments historiques”), y croiser ici et là quelques vestiges médiévaux et se plonger dans l’histoire grâce aux 4 musées qui accueillent gratuitement ceux qui souhaitent en découvrir davantage. Nous nous sommes garés immédiatement en entrant, dans le parking Gabriel Moutte. Juste en face se trouve l’Office du Tourisme où nous avons pu récupérer la carte du village marquée des points indiquant l’emplacement des différentes fontaines et autres lieux à découvrir :

Pour télécharger le plan du centre historique avec le Circuit des Fontaines, cliquez ici.

Chasse aux trésors : à la recherche des fontaines d’antan

J’avais apporté des petits Stickers ronds de couleur pour permettre à Tristan d’en coller un sur chaque numéro de fontaine trouvée. Il était ravi de découvrir sa toute première fontaine dans le joli jardin de l’Office du Tourisme. Une exposition d’œuvres occupait l’espace et la fontaine avait pris des allures de salle de bain avec un oeuvre un peu loufoque qui l’a fait beaucoup rire. Une petite boîte à l’entrée de l’Office du Tourisme permettait à chacun de voter pour son oeuvre préférée. Tristan a choisi de voter pour une incroyable chaise au dossier disproportionnellement haut et sculpté en métal. ‘C’est la chaise du Roi” a-t-il dit avec amusement ! Il a soigneusement noté le numéro de l’oeuvre et a posté son bulletin dans la boîte.

Nous nous sommes installés à l’ombre pour observer un moment le plan, comprendre comment le lire et surtout repérer les précieuses fontaines. Je lui ai montré où se trouvait l’Office du Tourisme sur la carte et je lui ai demandé de me montrer les rues qui étaient autour. Après ce petit repérage, nous avons décidé de l’itinéraire que nous allions suivre. Deux fléchages, l’un bleu pour un parcours d’une heure, l’autre rouge pour une promenade de deux heures, sont proposés sur la carte. Puis Tristan s’est élancé avec sa trottinette à la recherche des fontaines et a très rapidement pu recouvrir ses victoires d’un autocollant coloré.

Il était agréable de pouvoir déambuler dans ces petites ruelles ombragées où le charme du Vaucluse se révèle dans les moindre détails. Avec les fontaines, la ville a conservé l’âme du passé et ce fut une belle occasion de raconter à Tristan combien la vie quotidienne était rythmée par le souci de s’approvisionner en eau pour répondre aux besoins des foyer.

Une ballade dans le passé : entre nettoyage du linge dans les lavoirs et costumes des Comtadins

J’ai expliqué à Tristan qu’à l’époque il ne suffisait pas de faire couler l’eau du robinet ! Je lui ai raconté comment les dames se servaient des fontaines pour venir nettoyer les légumes et s’approvisionner en eau potable et qu’elles se rendaient au lavoir pour le linge de la famille. Nous nous sommes amusés à imiter les lavandières qui, à l’époque, se réunissaient sur la grande place du village. Les hommes venaient aussi récupérer de l’eau pour les animaux et pour le jardin.

Mais les fontaines étaient surtout devenues un véritable lieu de rencontre où tout le monde se croisait, se racontait les dernières nouvelles du village mais aussi les commérages. Alors nous avons décidé de murmurer chacun à l’oreille de l’autre un petit secret qui sera soigneusement gardé par la fontaine…

Après avoir arpenté la rivière de la Nesque tout juste arrivée du Plateau des Monts de Vaucluse, nous avons rejoint le Musée du Costume Comtadin dont tout est resté : le mobilier, la devanture de la boutique d’antan, les couvertures piquées, les vieilles machines à coudre et quelques somptueux costumes exposés à l’étage. La dame du musée a sorti des broderies que Tristan pu toucher pour sentir la matière des tissus et les reliefs des broderies cousues heures après heures il y a bien longtemps.

Après une pause dans le paisible jardin attenant à la place A. Briand, nous avons traversé encore quelques fontaines avant d’atteindre l’hôtel Cheylus qui abrite une impressionnante collection de vélos anciens. Nous avons découvert le vélocipède de 1870, le tandem des congés payés de 1936 ou encore les anciens vélos taxis asiatiques.

Nous n’avons pas encore eu l’occasion de tester le jeu “Intrigue dans la ville à Pernes-Les-Fontaines” qui consiste à démasque le villageois qui tente de polluer l’eau de la ville, ce sera pour une prochaine ballade. Mais si cela vous tente, cliquez ici pour les détails !

Comme vous l’aurez compris, nous avons gardé un souvenir délicieux de notre ballade dans la Perle du Contat. J’espère que lorsque vous passerez près de Pernes-les-Fontaines, vous penserez à prévoir une petite chasse aux fontaines avec vos enfants !

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