TDAH à l’école : Astuces pour enseignants et AESH

Voici une check-list des bonnes astuces à mettre en place pour accompagner un enfant qui souffre de TDAH à l’école et favoriser une relation de qualité entre l’intervenant adulte et l’enfant.

Les enseignants et les AESH se trouvent de plus en plus confrontés à la question de l’accompagnement à la scolarité des enfants qui souffrent de troubles  ou de différences de fonctionnement cérébral. J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’en résumer certains fonctionnements et de transmettre les conseils de professionnels de différents horizons qui inspirent nos pratiques.

Je fais donc une parenthèse en forme de sommaire, qui vous permettra d’obtenir plus d’informations concernant l’accompagnement de ces enfants différents. Vous pourrez ainsi cliquer sur les liens qui vous dirigeront vers mes articles sur le sujet :

enfant avec trouble d’agitation : c’est l’article le plus long de mon blog ! Il vous détaille 9 conseils indispensables pour accompagner les enfants qui souffrent d’agitation permanente et ne parviennent pas à s’apaiser et à se poser.

enfant avec problèmes de comportement : dans cet article, vous découvrirez comment mettre en place un tableau de motivation qui aidera votre enfant à développer un cercle vertueux dans sa manière d’agir et de réagir.

enfants souffrant de trouble TDAH : ici je passe la parole à une auteure de blog consacré au sujet des troubles d’attention avec ou sans hyperactivité, qui raconte sa propre expérience d’enfant souffrant de TDAH.

enfants Haut Potentiel : vous pourrez lire les conseils pour aider l’enfant HPI à mieux vivre avec ses particularités et à pouvoir s’épanouir sereinement.

– enfants avec DYS (pas encore d’article, mais je vais y remédier très prochainement)

enfants avec troubles du spectre autistique (TSA) : je vous résume le petit mais magnifique livre de Sylvie Baussier “l’autisme, parlons-en” qui livre des pistes précieuses pour accompagner les enfants ayant des troubles du spectre autistique.

syndrome d’Asperger : vous pourrez sans cet article mieux comprendre les particularités d’enfant autiste grâce aux recherches de Julie Dachez dont les résultats sont livrés dans son livre “Dans ta bulle ! Les autistes ont la parole, écoutons-les !”

La scolarisation des enfants atteints de Trouble Déficitaire de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) nécessite une approche individualisée qui est parfois difficile à concilier avec la gestion d’une classe complète. Les enfants souffrant d’un TDAH fournissent en général plus d’efforts que les autres enfants, avec des résultats parfois décourageants. Les troubles de comportement associés à leur TDAH rendent leur intégration en classe compliquée, et les professionnels s’efforcent de concilier le besoin d’aider ces enfants à mieux vivre leur scolarité mais aussi offrir un climat de qualité, favorable à l’apprentissage, pour tous les élèves de la classe.

Le CHU de Montpellier a publié un  guide à l’attention des enseignants, mais qui peut également être utile pour les AESH qui accompagnent les enfants avec TDAH. Présenté comme un catalogue d’idées, d’astuces et de conseils, il est issu d’un travail collégial de recherche auquel enseignants, psychologues scolaires et personnels soignants ont participé.

Ce guide m’a beaucoup inspiré et j’y ai trouvé des bonnes pratiques clairement énoncées et aisées à mettre en œuvre. J’ai donc décidé de partager ces astuces, en les organisant et en illustrant de quelques pistes pour mettre en application facilement.

Voici donc les principales astuces qui aideront les enseignants et AESH à accompagner les enfants avec troubles de l’attention, avec ou sans hyperactivité, dans leur scolarisation :

Adopter une communication positive avec l’enfant qui souffre de TDAH

Le mode de communication est essentiel pour bien interagir avec un enfant atteint de TDAH. Une bonne façon de communiquer avec lui l’aidera à mieux réagir et à se comporter de la manière attendue.

Voici quelques bonnes pratiques pour parler de façon positive. En communiquant efficacement, l’adulte qui intervient auprès de l’enfant pourra obtenir un échange positif, dans un climat d’échange apaisé :

Parler d’une voix calme, ferme et posée.

Il est important de ne pas crier et de garder toujours une voix calme, qui va aider l’enfant à ne pas se laisser emporter par les émotions. Mais le ton doit rester ferme pour que l’enfant comprenne bien ce qui lui est demandé.

Aider l’enfant à se sentir concerné avec la voix, le geste ou les visuels

Il faut aider l’enfant à ne pas se disperser et à garder l’attention sur ce qui lui est dit. Il doit se sentir pleinement concerné. Ainsi, l’adulte doit répéter le prénom de l’élève pour l’aider à bien comprendre que la consigne/l’information s’adresse aussi à lui.

L’adulte qui parle à l’enfant va accompagner sa communication par une gestuelle “aidante”. Le geste va aider l’enfant à se concentrer sur l’échange: contacts visuels le plus fréquents possibles, poser la main sur l’épaule de l’enfant, lui faire un signe qu’il reconnait et qui indique qu’il doit se reconcentrer…

Un support visuel peut être également très accompagnant. La consigne dite peut-être écrite sur une affiche et collée au mur par exemple (cela sera utile pour tous les élèves).

Formuler des requêtes positives qui décrivent le comportement attendu

Les phrases doivent être dites sous forme affirmative : “stp, assieds-toi sur ta chaise, les pieds au sol, le corps tranquille et regarde moi.” Eviter les phrases contenant une négation, telles que “Ne bouge pas comme ça” “ne touche pas à ça”. Le cerveau de l’enfant ne retient pas la négation. Il va retenir le contenu du message sans la négation : bouge, touche ça. Si vous entendez la consigne “ ne pense pas à une voiture rouge ?”, à quoi pensez-vous immédiatement ? A cette voiture rouge bien sûr. Car le cerveau immédiatement se représente l’élément qui lui est dit oralement. Du coup, en s’adressant à un enfant (quel qu’il soit d’ailleurs !), il faut citer le comportement attendu et donc toujours donner des consignes positives et affirmatives !

Les instructions ne doivent pas être transmises sous forme négative mais c’est vrai aussi pour la forme interrogative. Si la consigne se présente sous forme de question, la réponse attendue risque fort de ne pas arriver. Il faut privilégier les demandes directes : “tu dois terminer ton exercice” et non pas “est-ce que tu peux terminer ton exercice ?”

Par ailleurs, il est important que l’enfant entende de façon claire et précise ce qui est réellement attendu. Les phrases trop générales ne seront pas forcément bien comprises et la réponse de l’enfant peut alors être inadaptée. Une requête du type “fais attention” ou “arrête”est beaucoup trop générale. Il est préférable de dire par exemple “Tu dois rester silencieux jusqu’à la fin de l’exercice”. Pour ma part, j’ajouterais bien une deuxième phrase de motivation pour aider l’enfant à se projeter positivement dans l’hypothèse où il parvient à réussir à appliquer la consigne. Cela donnerait : “Tu dois rester silencieux jusqu’à la fin de l’exercice. Ensuite tu pourras te lever et venir me voir. Je te donnerai une image pour te féliciter”. ou alors “tu pourras prendre un moment pour marcher au fond de la classe quelques minutes, sans déranger tes camarades. Cela te permettra de te dégourdir.”

Dans le même sens, l’enseignant ou l’ASH va éviter de relever le mauvais comportement. Souligner l’inattention, l’agitation ou le mauvais comportement a souvent un effet boomerang d’aggravation du comportement que nous essayons de réduire ou de stopper. La situation peut alors empirer. L’astuce est de toujours se focaliser sur le comportement positif attendu. Dire plutôt à l’enfant “commence ton exercice de maths” plutôt que “cesse de parler”. J’y reviendrai plus loin.

Transmettre ses consignes efficacement à l’enfant avec TDAH dans la classe

Pour permettre à l’enfant qui souffre de TDAH de répondre positivement à la consigne, il faut d’abord ramener son attention, s’assurer qu’il a compris ce qui lui est demandé et enfin vérifier que les conditions soient réunies pour qu’il puisse réaliser la tâche demandée.

Ramener l’attention de l’enfant

Annoncer à l’enfant ce qui va être la prochaine étape (on va expliquer un nouvel exercice par exemple ou chacun va venir réciter sa poésie) avant de l’annoncer de façon globale à toute la classe.

S’assurer qu’il a bien compris

Répéter individuellement à l’enfant ce qui vient d’être dit

Découper la consigne en plusieurs étapes. L’enfant atteint d’un TDAH ne comprendra pas une consignes qui contient plusieurs choses à faire. C’est le meilleur moyen pour qu’ils en oublient la moitié ! Mieux vaut lui annoncer les tâches les unes après les autres : L’exercice doit être découpé en autant de petits exercices atteignables : tu lis ce paragraphe / maintenant tu soulignes les verbes / maintenant tu écris l’infinitif des verbes que tu as souligné/… L’idée est de demander la même chose à l’enfant mais de lui en demander moins à la fois.

Illustrer le plus possible ce qui est dit par un support visuel : écrire les consignes, montrer l’exercice et ce qu’il y a à faire directement sur le support, fournir une liste ou un aide mémoire.

Simplifier les instructions pour ne pas perdre l’enfant dans trop de détails et de précisions.

– Faire répéter la consigne à l’enfant pour s’assurer qu’il a bien compris et retenu.

Vérifier que les conditions sont réunies pour réussir

J’ajoute ici qu’il est nécessaire aussi de s’assurer que les conditions sont réunies pour que l’enfant ne soit pas en échec. S’il est très agité par exemple au début de l’exercice, à cause d’un événement qui s’est produit un peu plus tôt, le laisser avec la consigne de devoir se calmer, se taire, ramener son esprit et faire son exercice va lui sembler une montagne et l’enfant risque de ne pas réussir à faire ce qui lui est demandé. J’opterais plutôt ici pour créer un espace de transition permettant à l’enfant de diminuer son agitation et d’être dans le bon état d’esprit pour commencer l’exercice. Si l’enfant est accompagné par une AESH, elle peut alors l’emmener faire quelques pas en silence dans la cour pour se calmer. Elle peut aussi lui faire faire un petit exercice de pleine conscience. L’enfant peut par exemple faire une pratique de relaxation avec la respiration abdominale ou une courte méditation. Vous pouvez obtenir librement mon pack de découverte de la méditation pour les enfants et les recevoir directement par mail :

Aider à calmer l’agitation et se poser pour entrer dans les apprentissages

Permettre à l’élève de se dégourdir

L’enfant qui est atteint de TDAH a besoin de mouvement. Trouver régulièrement des prétextes pour permettre à l’enfant de bouger sans déranger va l’aider à supporter les contraintes imposées au corps (rester assis, ne pas bouger, ne pas parler…). Pour cela, il peut lui être confiées des petites responsabilités : effacer le tableau, distribuer les feuilles, ouvrir ou fermer les fenêtres, transmettre un message dans la classe d’à côté, ou simplement venir écrire au tableau la réponse à l’exercice s’il pense avoir trouvé.

L’élève peut aussi alterner les positions lorsqu’il travaille. Il est possible de lui permettre d’écouter ou de travailler debout, à genoux sur la chaise, de lire assis sur un tapis de sol. Tenir un objet comme une balle anti-stress peut aussi être aidant. Dans mon article sur les enfants agités, je vous présente les différents outils pour aider les enfants à tenir en position assise (ballon, élastiques de chaise, coussins de chaises…).

Il ne faut pas hésiter à essayer avec l’enfant et de voir avec lui ce qui est le plus efficace. Le rendre acteur en lui offrant la possibilité de chercher des solutions avec vous sera valorisant et lui donnera envie de s’investir. Après tout, il est le mieux placé pour dire ce qui rend son quotidien plus supportable. Il faut toujours garder en tête que son fonctionnement cérébral est différent et qu’il fournit de très nombreux efforts pour évoluer dans un environnement qui n’est pas adapté à ses particularités.

Protéger son espace visuellement

L’enfant qui souffre de TDAH a besoin plus que les autres de se sentir contenu. Délimiter visuellement son espace l’aidera à mieux se contenir et à rester en place. Des aides visuelles qui délimiteront clairement son bureau, son espace, ses affaires peuvent être imaginés. Le guide du CHU de Montpellier propose par exemple de délimiter par un scotch de couleur le contour du bureau. Pour ma part, je crains que cette mesure ne soit pas forcément bien vécue pour l’enfant, cela peut donner un peu l’idée d’une mise en quarantaine. Néanmoins je constate que ces enfants aiment bien trouver des astuces pour s’isoler, la proximité pouvant être anxiogène. Ainsi, ils placent parfois eux-mêmes des livres pour se séparer de leurs voisins de bureau. Une expérience réalisée par une maîtresse qui avait proposé le port de masques aux enfants agités avait eu un effet calmant immédiat et les enfants avaient apprécié. Je reste très vigilante concernant ces mesures, mais nous pouvons toujours nous inspirer de ces idées, en parler avec les enfants, et trouver avec eux les actions appropriées.

Favoriser les bons comportements

Le premier conseil à donner pour favoriser le comportement adéquat de l’élève avec TDAH est d’éviter toute stigmatisation. Plus le comportement “anormal” sera relevé, plus l’enfant sera présenté comme un “problème”, plus l’enfant risque de s’ancrer dans les comportements négatifs. Par ailleurs, la classe peut avoir du coup des réactions de rejet de cet enfant qui peut souffrir du jugement des autres, ce qui ne l’aidera pas à progresser. Il est donc essentiel de prendre du recul pour ne pas se laisser emporter par l’énervement ou l’irritation même si les attitudes de ces enfants différents peuvent parfois exténuer, à leurs dépends.

Ainsi, comment réagir lorsque l’enfant se comporte mal ?

La première étape est d’encourager l’élève à identifier ce qui n’était pas acceptable dans son comportement. aidez-le à le formuler avec des mots, à expliquer ce qui n’allait pas dans son attitude et pourquoi ce comportement n’est pas acceptable. N’y ajouter aucun jugement ni élément de culpabilisation, ce serait contre-productif. L’idée est plutôt de l’aider à analyser les situations, y porter un regard objectif, et prendre de la distance par rapport à ses propres réactions. Ensuite, l’enfant peut être stimulé pour expliquer quelles sont les réactions positives qu’il aurait pu adopter pour mieux gérer la situation. Cela lui permet d’apprendre à intégrer les solutions qui s’offrent à lui pour répondre aux situations de façon positive.

Accompagner l’enfant avec TDAH dans sa gestion du temps

L’enfant qui souffre de TDAH a besoin d’être accompagné pour bien délimiter le temps et gérer convenablement le déroulement des activités durant la journée d’école. un fonctionnement routinier et stable des activités quotidiennes l’aideront à mieux s’organiser.

Avertir à l’avance d’un changement d’activité prochain aidera l’élève à gérer la transition, à organiser la fin de l’activité précédente et à préparer la prochaine.

Mieux vaut diviser le travail en portions en 15 minutes car il faut garder en tête que le temps de concentration d’un enfant qui souffre de TDAH est moins long.

La leçon est divisée en plusieurs parties bien distinctes, cela l’aidera à organiser les tâches et ne pas se décourager par une quantité d’informations et d’attendus écrasants.

Enfin, l’enfant qui a tendance à se disperser gardera mieux son attention s’il peut visualiser le temps qu’il lui reste lorsque l’activité a une temps précis imparti (timer, chronomètre…) en veillant à ne pas le soumettre systématique à l’épreuve du timer qui peut être anxiogène.

Accompagner l’enfant TDAH dans sa gestion de l’espace

– le pupitre doit être dégagé, en veillant à ne pas laisser des éléments qui pourraient perturber la concentration de l’enfant (fournitures, cahiers, objets qui traînent).

– Aider l’enfant à organiser son espace : codes couleurs, codes par matières, pochettes étiquetées, trousses et fournitures étiquetées au nom de l’enfant… Adopter un système de rangement simple et rapide.

– Eloigner l’enfant des stimulateurs qui risquent de disperser son attention : fenêtre, aquarium, autre élève perturbateur…)

– Réduire au maximum les cris, les bruits, les mouvements de la classe.

– Conserver un environnement ordonné et organisé.

Valoriser et encourager

Adopter les méthodes de renforcement positif

Identifier et relever tout comportement positif : l’enfant a réussi à se concentrer pendant tout le temps de la consigne, il a mieux réussi sa lecture que d’habitude, il a participé même s’il n’a pas correctement répondu, il a levé la main pour demander la parole… L’encouragement le motivera pour renouveler ce bon comportement et peut-être s’améliorer encore.

Les punitions et les remontrances font peut-être du bien sur le moment quand on est irrité, fatigué, énervé. En revanche, cela n’a aucun effet en terme éducatif, les conséquences sont même contre-productives. Le renforcement positif donne quant à lui des résultats concrets, que vous pourrez mesurer immédiatement. Cela consiste à relever et féliciter l’enfant pour toute bonne action qu’il réalise. Un cercle vertueux se produit alors car son cerveau va essayer par tous les moyens d’obtenir encore des compliments ou des encouragements car cela produit un effet positif dans son cerveau (production d’hormones de l’apaisement et du bonheur) : Le principe est donc de mettre en avant les qualités et les réussites par des autocollants collés sur le cahier, des images, des billets de bonne conduite, des prix de l’élève le plus courageux, le plus volontaire, le plus solidaire, le plus souriant….

Eviter les situations anxiogènes

Il s’agit ici d’éviter les activités qui sont particulièrement pénibles pour l’enfant ou qui vont créer une charge émotionnelle forte, et dont vous aurez ensuite du mal à limiter les réactions.

Si par exemple l’oral le met particulièrement mal à l’aise, une intervention en public pourra ensuite engendrer des comportements agités difficiles à calmer. Peut-être alors est-ce judicieux de permettre à cet enfant de répondre autrement (sur une ardoise posée sur sa table par exemple). De la même façon, si l’enfant a des problèmes graphiques, mieux vaut réduire le travail d’écriture qui aura une dimension trop anxiogène. Il est alors possible de développer des moyens alternatifs (stickers de lettres, ordinateur, entourer plutôt que de recopier les bonnes réponses, privilégier la réponse orale…).

Si le travail de groupe est compliqué pour lui, mieux vaut lui permettre de travailler seul. Apprenez peu à peu à repérer ce qui le fait réagir de façon inappropriée : excitation, colère, agitation. Et anticipez les situations. La récréation par exemple peut avoir un effet d’excitation qui sera long à défaire. Pourquoi alors ne pas lui proposer de rester en classe avec un élève qu’il apprécie et de faire un jeu calme ?

Voila quelques conseils essentiels pour aider enseignants et AESH à gérer la difficile situation d’accompagner un élève souffrant de TDAH dans la classe. J’espère qu’à l’avenir des mesures se mettront en place dans les écoles pour soutenir davantage les professionnels et les aider à mieux intégrer les élèves différents. Discutons-en dans les commentaires !

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